La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)


 
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 market garden

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patton65
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MessageSujet: market garden   Dim 29 Oct - 14:38

Au cours de la radieuse matinée du samedi 17 septembre 1944, les habitants du sud-est de l'Angleterre furent témoins d'un fantastique rassemblement dans les cieux. Au-dessus de leurs têtes évoluait la plus formidable armada aérienne de tous les temps. Partis de vingt-deux aéroports éparpillés du Dorset au Lincolnshire, plus de 1 500 appareils, dont les fameux C-47 Dakota décollèrent vers leurs objectifs
Le pont d'Arnhem et quatre autres ponts, situés plus au sud à Nimègue, Grave, Veghel et Eindhoven, étaient les véritables objectifs de cette complexe opération aéroportée.

Le long du canal Meuse-Escaut attendait une importante force blindée de la deuxième armée britannique, prête à foncer sur la route de Eindhoven à Arnhem, débordant ainsi les forces allemandes de la ligne Siegfried. Mais, pour réaliser ce plan ambitieux, il fallait que tous les ponts que traversait cette avancée blindée soient tombés entre les mains des parachutistes. Le maréchal Montgomery espérait ainsi porter un coup fatal au cour de l'industrie du Reich.

Arnhem, le dernier pont avant la Ruhr, constituait la pierre d'achoppement de l'opération Market Garden.

Douze bombardiers britanniques convertis et six Dakota transportaient les éclaireurs, qui furent largués en premier. Le travail d'éclairage au sol fut réalisé dans les temps prévus, et lorsque les 149 Dakota emportant les hommes de la 1 st Parachute Brigade arrivèrent sur la DZ X (Dropping Zone X), les feux de position avaient été allumés et les marquages au sol disposés comme pour les DZ S et Z où devaient atterrir les planeurs ( 254 Horsa et 38 General Aircraft Hamilcar géants) de la Air Landing Brigade et de l'état-major de Robert Urquhart. De tous les planeurs, seuls cinq furent touchés ou perdus en route, quant aux avions, trente-cinq furent abattus, la majorité d'entre eux après l'accomplissement de leur mission. Ces résultats, très encourageants (il avait été prévu un taux de perte de 30 %), semblaient de bon augure pour le déroulement de l'opération.

Toutefois, les premiers mouvements furent lents. Il était déjà 15 h 30 lorsque le Lieutenant-Colonel John Frost eut terminé de rassembler ses hommes du 2 nd Parachute Battalion, pour entreprendre avec eux la marche de 13 km en direction d'Arnhem. Par malheur, l'unité motorisée de reconnaissance, qui devait prendre par surprise le pont grâce à un audacieux "coup de main" avait perdu ses jeep armées à la suite de l'accident de trois planeurs qui les transportaient. Et comble de malheur, les Allemands découvrent sur le corps d'un officier américain tous les plans de l'opération, déclenchant l'état d'urgence près du pont de Arnhem.



La course pour le pont



Le bataillon de Frost atteignait Oosterbeek, un bourg à mi-chemin d'Arnhem, lorsque son commandant prit la décision de détacher une compagnie pour capturer le pont de chemin de fer en aval de celui d'Arnhem. Ainsi, le pont principal aurait pu être attaqué dans un mouvement tournant en provenance des deux rives à la fois. Mais à ce moment précis retentit une forte explosion, le pont venait de sauter, les Allemands avaient été plus rapides.

Cette destruction constituait le deuxième coup dur pour les britanniques dont la progression commençait à être sérieusement ralentie par quelques tireurs isolés. En dépit des faibles éléments de la Waffen-SS, rassemblés à la hâte, qui tentait d'enrayer leur progression, Frost et ses hommes parvinrent au pont d'Arnhem où allait se livrer une bataille épique.

Pendant ce temps, Robert Urquhart faisait face à d'autres difficultés, ses équipements radio ne fonctionnait pas, cet inconvénient ne surprit personne car à cette époque sans transistors, aucune radio portative satisfaisante n'avait encore été mise au point, elles étaient toutes soit trop lourdes, soit trop fragiles. En conséquence, Urquhart partit en jeep à la recherche de ses hommes.

Il trouva tout d'abord le PC de Frost près de la berge droite du Rhin, puis il fit demi-tour vers Oosterbeek où s'entendait le bruit des combats. Là, Urquhart trouva le 3rd Batallion du Lieutenant-Colonel Fitch pris à partie par de jeunes combattants de la Waffen-SS qui avaient été jetés dans la bataille pour bloquer les parachutistes britanniques. Au fur et à mesure que le temps s'écoulait, il devenait évident que les unités blindées de la Waffen-SS qui se trouvaient au repos dans la région allaient leur couper la route d'Arnhem, comme elles entravaient les mouvements du 1st Parachute Battalion progressant vers la ville en provenance de l'ouest.

Les 1st et 3rd Battalions passèrent la nuit à essayer de poursuivre leur marche vers la ville, rencontrant une opposition sans cesse renforcée. Les hommes de Frost, coincés à l'une des extrémités du pont, tentèrent sans succès de le traverser, mais y renoncèrent en raison de la rude résistance d'un ouvrage fortifié et du feu nourri de véhicules blindés. Ils purent toutefois repousser les tentatives allemandes de faire franchir le pont à des véhicules. Quatre camions furent incendiés, tandis que des artificiers britanniques travaillaient à mettre hors d'état de fonctionner les charges disposées par les Allemands pour faire sauter le pont, mais ils ne purent accomplir leur mission dans sa totalité.

A ce moment, le shema final de la bataille se dessinait. Des éléments de puissantes unités blindées de la Waffen-SS arrivèrent continuellement sur les lieux, séparant les hommes de Frost, pris au piège à une des extrémités du pont, de tout secours. Lorsque la 4th Parachute Brigade, commandée par le brigadier John Hackett, arriva le lundi après-midi, elle ne put que se frayer un chemin pour rejoindre les restes des 1st et 3rd Battalions, bloqués dans les fermes et d'autres petits bâtiments entourant Oosterbeeck. Au cours des deux journées suivantes, des batailles acharnées furent livrées entre les divers groupements parachutistes britanniques et la Waffen-SS. Ces derniers, qui comptaient un grand nombre de rescapés de la poche de Falaise, bénéficiaient d'une supériorité numérique locale et du fait que les britanniques ne recevaient qu'une maigre part des parachutages de ravitaillement, qui faisaient en revanche la joie des SS qui les recevaient.

Mercredi soir, tout est fini au pont d'Arnhem. Frost a été blessé au cours de l'après-midi, l'artillerie allemande a bombardé chacun des bâtiments occupés par les parachutistes, et les panzers avancent inexorablement sur le pont, suivis de près par l'infanterie qui capture les quelques survivants, les conduisant à l'arrière et les soignant avec une grande courtoisie.

Durant la journée de jeudi, les trois mille survivants de la division se concentrent autour de l'hôpital Sainte-Élisabeth du village de Westerbouwing, dans les faubourgs d'Oosterbeek, les avant-postes s'accrochant à la rive du fleuve. Il ne reste qu'un espoir, l'arrivée de la II ième armée en provenance du sud. Hélas pour les Britanniques, l'offensive terrestre est arrêtée à Nimègue par une féroce résistance allemande, renforcée par de nouvelles formations blindées venues par le pont d'Arnhem, repris par la Waffen-SS.

L'espoir renaît lorsque, dans l'après-midi du vendredi 22 septembre 1944, la brigade parachutiste polonaise commandée par le général Sosabowski est larguée au sud du fleuve pour venir au secours de ses camarades britanniques.

Mais tous les ferry-boats avaient été coulés, et chaque tentative des Polonais pour rejoindre les Britanniques est brisée par une redoutable concentration de tirs venus des deux rives. En fin de course, seuls cinquante Polonais parviennent sur la rive droite. Le cauchemar de la 1st Airborne Division va encore durer trois jours.

Les parachutistes avaient reçu comme instruction de ne devoir compter que sur leurs propres forces durant deux à quatre jours. Dans les faits, ils resteront isolés durant neuf jours. Le samedi, en fin de journée, trois bataillons de la 43rd Division finissent par atteindre la rive gauche et quelques hommes du 5th Dorset traversent le fleuve pour apporter un peu de réconfort à ces hommes épuisés, affamés et découragés, qui résistent encore. En quelques heures, les Britanniques vont préparer l'évacuation de leurs troupes encerclées.

Cette nuit là, le 30 e corps d'artillerie organise un terrible barrage d'artillerie tout autour du périmètre occupé par les parachutistes. Les pilotes des planeurs de l'Air Landing Brigade balisent une route d'évacuation et, durant la nuit, guident leurs camarades exténués vers la rive, où des canots du génie, apportés en catastrophe de Nimègue, les attendent pour les amener à bon port.

La défaite britannique à Arnhem est due à une double sous-estimation, de la capacité de récupération de l'armée allemande et de la farouche volonté de combattre des unités de la Waffen-SS, mises au repos dans les environs de Arnhem. En outre, le mauvais temps, la lenteur de l'avance de la II e armée et le fait que la 1st Division ait été larguées trop loin de ses objectifs furent également des facteurs qui contribuèrent à l'échec de l'opération Market Garden. Mais le sacrifice des combattants des deux côtés reste une magnifique page de histoire militaire des Européens.
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sylvain
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MessageSujet: Re: market garden   Dim 29 Oct - 14:43

Alors, une défaite ou une victoire???
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patton65
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MessageSujet: Re: market garden   Dim 29 Oct - 14:46

Défaite pour les alliés surtout pour les angalis mais n'oublions qu'au moment de l'abandon de la ville les xxxémé corps n'était qu'a 15km
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sylvain
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MessageSujet: Re: market garden   Dim 29 Oct - 14:47

demi victoire pour moi, ils ont pris la majorité des ponts sauf celui d'Arnheim...
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patton65
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MessageSujet: Re: market garden   Dim 29 Oct - 15:05

pour infos ils ni avait pas un pont par villes mais plusieurs ponts

Petite anecdote
Avant le déclenchement de l'opération Market Garden, certains émettaient des doutes quant à la réussite plus qu'incertaine de l'opération, tel Browing (commandant du CA aéroporté) qui en vint à demander à Montgomery: « Combien de temps faudra-t-il aux blindés pour nous rejoindre ? — Deux jours, lui répond Montgomery. — Nous pourrons tenir quatre jours. Mais je crains bien, Monsieur le Maréchal, que nous n'allions un pont trop loin.»

Patton, quant aux occasions manquées faute de carburant, déclara : « J'étais alors convaincu, et la suite me donna raison, que nous n'avions pas d'autres Allemands devant nous que ceux qui se battaient. En un mot, il n'y avait pas de profondeur. »
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